15 novembre 2009
Ben oui, y a plus de saisons...
Après l'automne, l'hiver, voici le printemps...
La neige a fondu, ici et là quelques taches subsistent, le vent du sud apporte une douceur étonnante pour cette fin novembre. Pour couronner le tout, un tétras chante une bonne partie de la matinée. Si ce n'est pas exceptionnel de les entendre à l'automne, là, l'ambiance était vraiment celle d'un mois de mai.
Comme d'habitude, le rut est assez calme sur ce massif, mis à part une poursuite entre deux mâles qui passeront à quelques mètres de moi, je n'ai pas pu photographier de comportements intéressants.
Voici donc une série très classique...
19 octobre 2009
Sur les crêtes..
..les hardes de chamois se sont reconstituées, les mâles qui gravitent autour commencent à s'agiter, la période du rut, propice à leur observation, approche doucement.
Attitude typique du rut, les poils hérissés, le mâle tire la langue en émettant un chevrotement caractéristique..
(n'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en plus grand...)
09 octobre 2009
Photos de nuit
Les cerfs sont de plus en plus difficiles à voir, ils semblent avoir repris leur vie nocturne.
Les rares observations de ces derniers jours ont été faites à la nuit tombée.
Malgré la pluie, le brouillard et la nuit, j'ai quand même essayé de faire quelques photos.
La mise au point est faite manuellement et un peu au hasard car je ne voyais rien dans le viseur.
Mise au point ratée sur cette première photo prise de très loin, tout est flou, mais ça donne une ambiance particulière.. (à 3200 iso, f9 pour augmenter les chances de l'avoir net et pose de 5 secondes...)
Après une rapide approche, je tente d'autres photos.
Les poses sont tellement longues qu'il ne faut pas qu'il bouge du tout.
J'attire alors son attention en froissant des herbes, il ne peut pas me sentir (le vent m'est favorable) ni me voir dans l'obscurité. Intrigué par ce bruit, il s'immobilise.
Je garde deux photos de cette rencontre, avec des poses respectivement de 8 et 10 secondes!
05 octobre 2009
Bramitude
Le brâme se poursuit, mais les jours (et les affûts) ne se ressemblent pas.
Rares sont les rencontres "exploitables" photographiquement et l'activité des cerfs est très aléatoire.
Espérons que le froid et peut-être le mauvais temps vont raviver leurs ardeurs.
Début octobre et les forêts sont encore bien vertes...
Un animal sort dans la clairière, il est accompagné d'une biche et d'un faon de l'année.
Vu son gabarit, je pense tout d'abord à un jeune cerf ou un daguet de 2 ans, mais il n'a pas de bois.
En zoomant, je m'aperçois qu'il a en fait deux bourgeons encore en velours...
Sous un pommier, un cerf brâme timidement, allongé dans l'herbe gelée..
Lever de soleil sur les crêtes et premières teintes d'automne
Et pour finir, la sortie très tardive des biches.
23 septembre 2009
Toujours et encore le brâme...
Nouvelle rencontre avec les cerfs, cette fois-ci, il a bien voulu sortir un peu plus tôt...
16 septembre 2009
Le brâme (Act III)
Une autre journée, une autre ambiance..
18h15: Les premières biches sortent avec plus d'une demi-heure d'avance, mais pas à l'endroit habituel.
Et si la lumière est meilleure, l'angle de vue n'est pas terrible. Quelques minutes à découvert à glaner ici et là quelques pommes au sol, quelques feuilles aux arbres puis la petite harde rejoint le couvert.
Puis c'est le calme plat pendant une quarantaine de minutes. Au fond du vallon, 2 chevreuils progressent lentement de buisson en buisson. Au loin, quelques raires étouffés qu'il est difficile de localiser, couverts par le bruit du ruisseau et le vent dans les arbres.
19h10: les chevreuils disparaissent soudainement.. Craquement de branches..
Les deux faons remontent le vallon en courant, suivis de près par les biches..
Et derrière..
Un beau 11 cors plutôt excité..
Un épais brouillard recouvre alors rapidement la vallée, l'ambiance devient franchement automnale.
Pendant une petite demi-heure, ce cerf va poursuivre les biches, pousser quelques raires, se défouler sur les arbustes...
19h45: Fin de la représentation, les acteurs regagnent les coulisses..
A noter que ce cerf n'est pas celui vu précédemment au même endroit, l'autre était encore plus gros, ça promet de l'action pour les jours à venir..
18 juillet 2009
Le combat des chefs
Grosse activité en ce moment chez les chevreuils, cette période de rut est très propice à leur observation. Ils sont en effet particulièrement actifs, même en pleine journée. Les brocards arpentent leur territoire pour affirmer leur présence, et repousser les intrus. Parfois très violemment...
Cette partie de la vallée est le territoire du "Boss", un vieux chevreuil qui y fait la loi depuis quelques années.
Or à plusieurs reprises, un autre brocard y a fait quelques brèves incursions ces derniers jours.
C'est sûr, il va y avoir du grabuge dans le secteur.
Ce soir là, des bruits de course attirent mon attention, c'est en contre-bas, derrière les arbres.
Je cherche une ouverture dans le feuillage, et assiste alors au combat. Le Boss est tombé sur l'intrus, bien plus jeune mais très bien armé, et pas décidé à se laisser faire.
Aucun des deux n'est prêt à renoncer, les assauts s'enchaînent, de plus en plus violents. Les brocards grattent le sol avec leurs pattes et leurs bois avant de se lancer à pleine vitesse, tête contre tête.
Sur cette photo recadrée, on peut voir les touffes d'herbes arrachées du sol et accrochées sur la tête..
Je me rapproche un peu, le combat est toujours aussi intense.
Déja plus d'un quart d'heure que cela dure, le prétendant semble toujours aussi motivé.
Les deux chevreuils disparaissent dans les buissons, je pars alors en courant, obligé de faire un grand détour pour éviter qu'ils ne me sentent. Je les retrouve alors dans une autre clairière, leurs assauts les rapprochent petit à petit de ma position. Je prends le temps de me cacher et de positionner correctement le trépied. Ils sont maintenant tout près, quelques dizaines de mètres. Leurs têtes sont accrochées, plaquées au sol, chacun essaie de faire reculer l'autre, le corps tendu au ras du sol, poussant tout ce qu'ils peuvent. Des mottes de terre giclent tout autour, la scène est d'une violence extrême. Puis petit à petit, le Boss prend le dessus et gagne un peu de terrain. A ce moment, je n'ai toujours pas pris de photo, immobile, observant la scène. Une petite butte masque alors leur corps, je ne vois plus que les dos, c'est alors que le jeune prend soudainement la fuite...
Je viens d'assister à une scène incroyable, complètement à découvert, avec de la lumière et un beau cadre, mais je n'ai pas fait une seule photo!....
Juste le temps de faire un portrait du vainqueur, et tout le monde disparaît...
Le Boss reste le boss...
Hier, le jeune a refait un passage en limite de territoire, la guerre n'est pas finie...
04 février 2009
Le territoire des renards - 2ème partie
Il est 7h15 quand le plateau s'éclaire peu à peu permettant enfin de jumeler les alentours. Tout au fond de la combe, il y a du mouvement, une ombre se déplace , c'est bien un des renards, fidèle au rendez-vous.
Le temps de contourner la plaine par la forêt, il fait déjà jour quand je me place dans mon affût, l'attente commence. Ce sont en fait deux renards qui évoluent de l'autre côté du champ, la "petite grise" et le "grand rouquin", le couple s'est formé.
Mais je ne suis pas le seul à les observer, il y a sur le côté, un autre renard, immobile et très concentré..
Il ne perd pas une miette de la scène qui se déroule un peu plus loin. La petite femelle mulote et le mâle ne la lâche pas d'un pouce. Ils arpentent ainsi le champ de long en large. Le mâle sert un campagnol entre les dents, on le voit pendouiller de temps en temps, mais la femelle feint l'indifférence, et continue ses recherches comme s'il n'était pas là..
Le troisième renard n'en peut plus, c'est un jeune mâle qui ne tient plus en place. Il s'approche, s'aplatit, s'approche à nouveau, revient en courant pour repartir de plus belle..
Puis d'un coup, il leur fonce droit dessus. Et il va se faire recevoir correctement! Les deux mâles se lancent alors dans une course-poursuite impressionnante, ils gémissent, hurlent, tournent le champ, disparaissent dans la forêt, réapparaissent de l'autre côté, traversent les buissons, une minute complétement folle et le jeune mâle s'enfuit en courant. Pendant ce temps, la femelle s'est couchée, et a observé la scène, le vainqueur vient la rejoindre..
Tranquillement, ils se dirigent alors vers le bois et disparaissent. Je ne les reverrai pas de la journée..
Par contre, le "Tout fou" ne s'arrête plus de courir, surexcité par le combat et les hormones, il parcourt la plaine dans tous les sens, le nez au ras du sol. Il repasse parfois près de l'affût, je dois alors l'arrêter pour pouvoir le photographier... Je le siffle..
Un petit pissou et c'est reparti de plus belle...
Suivent quelques photos en vrac de ce jeune renard..
Le même renard, un autre jour, et il court toujours!....
Quant au "grand rouquin", il a l'air beaucoup plus serein..
à suivre...
26 janvier 2009
Le territoire des renards
Les renards connaissent à leur tour leur période de rut, leur activité est alors beaucoup plus intense, la nuit bien sûr où on peut les entendre communiquer, mais aussi et surtout durant la journée où il n'est pas rare de les rencontrer. En effet, le marquage de leur territoire, l'exploration de celui des autres pour les mâles et surtout les séances de mulotage sont autant d'occasions de les observer en plein jour.
Il faut donc localiser un territoire occupé, relativement protégé et observer...
Les premières observations ont été faites sous une pluie battante et de loin pour ne pas les perturber dans leurs allées et venues. Le but étant de comprendre leurs déplacements et d'identifier des postes d'affûts afin de les approcher progressivement.
Voici les deux renards qui occupent ce territoire, tout d'abord un petit gabarit, plutôt gris avec des pattes très noires et un museau court...
C'est un as du mulotage, je l'ai vu capturer près d'une vingtaine de proies en une heure, c'est à se demander comment il fait pour en ingurgiter autant... Il les mange en général sur place, deux ou trois coups de dents et c'est avalé, néanmoins, à plusieurs reprises, je l'ai vu entassé les proies, jusqu'à 4, et filer dans le sous-bois pour réapparaître quelques secondes plus tard à vide. Fait-il des réserves ou étaient-ce des "offrandes" au second renard? Car en effet, un second renard est apparu au même endroit un peu plus tard..
Il est un plus grand, plus roux, au poitrail très blanc, avec un long museau et la pointe de la queue blanche, j'imagine que c'est le mâle. Le voici..
Voici un autre comportement que j'ai pu observer.. Alors que le "petit gris" mulotait dans un pré (la femelle?), le "Rouquin" (le mâle?) était posté en lisière du bois. Au moment où ils se sont retrouvés à une dizaine de mètres l'un de l'autre, le "Rouquin" s'est soudain mis à souffler et à s'aplatir, les oreilles en arrière, en signe de soumission... (Je ne l'avais pas vu arriver ....)
Voici d'autres photos du Rouquin prises aujourd'hui vers midi...
à suivre.....
16 décembre 2008
Le rut du bouquetin (Part 3)
Il est encore tôt dans l'après-midi mais la vallée est déjà dans l'ombre et les crêtes sont sont réchauffées par les derniers rayons du soleil. Les chocards jouent dans les ascendances, un aigle les rejoint..
Les bouquetins sont donc face à face, le combat va pouvoir commencer..
Un match en plusieurs rounds de plus d'une heure et demie.
Premier round, les deux mâles se placent sur un gros rocher plat et la joute commence..
Ils sont vite rejoins par un troisième larron, l'arbitre?
Les chocs sont très violent, ils y mettent toute leur énergie si bien qu'au moment où les têtes se cognent, les pattes arrières ne touchent plus le sol..
Je suis très mal placé pour les photos, je redescends un peu, les bouquetins en font de même, pour continuer leur lutte dans les arcos..
Voici quelques photos qui montrent bien l'engagement de ce combat, il manque le son malheureusement, car le bruit des cornes et des crânes qui s'entrechoquent est vraiment impressionnant..
Difficile de décrypter les codes de ces combats, et se comprendre qui prend le dessus sur qui.
Peut-être qu'à ce moment, ces deux mâles étaient de forces égales..
On se demande aussi forcément si le but est de se faire mal ou juste de s'impressionner..
Quoi qu'il en soit, ça laisse des marques..
Alors que nous redescendons dans le fond de la vallée, les chocs résonnent encore sous les falaises..
Le rut du bouquetin est vraiment un moment exceptionnel à vivre..
Allez, encore quelques photos pour finir...







































































































