16 septembre 2009
Le brâme (Act III)
Une autre journée, une autre ambiance..
18h15: Les premières biches sortent avec plus d'une demi-heure d'avance, mais pas à l'endroit habituel.
Et si la lumière est meilleure, l'angle de vue n'est pas terrible. Quelques minutes à découvert à glaner ici et là quelques pommes au sol, quelques feuilles aux arbres puis la petite harde rejoint le couvert.
Puis c'est le calme plat pendant une quarantaine de minutes. Au fond du vallon, 2 chevreuils progressent lentement de buisson en buisson. Au loin, quelques raires étouffés qu'il est difficile de localiser, couverts par le bruit du ruisseau et le vent dans les arbres.
19h10: les chevreuils disparaissent soudainement.. Craquement de branches..
Les deux faons remontent le vallon en courant, suivis de près par les biches..
Et derrière..
Un beau 11 cors plutôt excité..
Un épais brouillard recouvre alors rapidement la vallée, l'ambiance devient franchement automnale.
Pendant une petite demi-heure, ce cerf va poursuivre les biches, pousser quelques raires, se défouler sur les arbustes...
19h45: Fin de la représentation, les acteurs regagnent les coulisses..
A noter que ce cerf n'est pas celui vu précédemment au même endroit, l'autre était encore plus gros, ça promet de l'action pour les jours à venir..
13 septembre 2009
Par ci, par là
Voici quelques une des photos prises ces dernières semaines lors des repérages aux cerfs..
De nombreux chevreuils habitent le secteur, en particulier des chevrettes avec leurs faons.
Cette année la reproduction a l'air d'être de s'être bien passée, la majorité des chevrettes étant accompagnée de 2 jeunes.
L'un des 3 brocards du secteur, celui-ci est bien identifiable grâce à son masque blanc..
Une chevrette joue à cache-cache..
Un lynx est passé par là, il a même stationné sur cette flaque de boue asséchée, peut-être était-il sur la trace des biches et faons qui ont eux aussi laissé leurs empreintes, l'état de fraîcheur des traces semblait correspondre..
Et pour finir, un chamois de Chartreuse dans son habitat "naturel", la forêt..
20 mars 2009
Grenoble
ne sera pas olympique...
Cette harde postée sur ses hauteurs s'en fout complétement.
02 mars 2009
Biches
Les biches vivent en harde pouvant regrouper plusieurs cellules familiales. Une cellule se compose en général de la biche, son faon et le faon de l'année précédente. Les zones d'hivernages sont souvent en fond de vallée, parfois très proches des habitations. Cette harde de 10 biches et faons pâturait tranquillement à une centaine de mètres des habitations, surveillant de temps en temps les aller et venues des habitants.
08 septembre 2008
Un vrai week-end d'automne
Sous des trombes d'eau, je pars faire un tour aux champignons, dans un bon coin à pieds de moutons.
Je cueuille depuis un petit moment déjà, accroupi, et je lève la tête d'un coup, attiré par un mouvement.
Un chevreuil remonte la pente mes côtés, 3/4 m, pas plus. D'un coup il fait un bond de côté et s'immobilise.
Il vient de me sentir et s'enfuie en zigzaguant sans vraiment savoir dans quel sens partir..
Au retour, je croise cette chevrette et son faon sous une pluie battante
(Photo prise depuis la voiture)
Le lendemain, lever 4h30, destination "le brame"..
Deux heures de marche dans la nuit (plusieurs fois j'ai failli renoncer), une brève rencontre avec 3 sangliers (ils sont malheureusement arrivés dans mon dos, et arrivés à une dizaine de mètres, m'ont senti et sont repartis aussi sec!), les traces et crottes d'un cerf, fraîches, et une nouvelle souille..
Mais ils restent toujours muets et invisibles (pour moi car les premiers raires ont résonné cette semaine dans la région).
Quelques photos de chevreuils rencontrés en pleine forêt, à nouveau une chevrette et son faon, alertés par quelque-chose plus bas. Plus tard j'apercevrai un chasseur et son chien, eux aussi en repérage...
La chevrette couchée au pied d'un arbre...
Son faon observe et surtout écoute dans la direction opposée...
Une autre du faon, encore plus "forestière"...
14 avril 2008
Rien ne va plus, tout fout le camp..
Dimanche matin, 5h30, je pars de chez moi surmotivé. J'ai enfin réussi à me lever à l'heure, je serais sur place au bon moment.
Déjà sur le trajet j'aperçois un beau chevreuil qui longe la route. C'est un bon présage.
J'ai choisi des champs en pente, une succession de petites clairières très prometteuses.
Première clairière, rien.. La lumière augmente très vite, le jour va bientôt se lever..
J'arrive à la deuxième clairière, je jette un oeil, rien.. Je peux passer la barrière..
Au même moment, à 100m, un chevreuil passe aussi la barrière et s'arrête net en me fixant. Je ne peux plus bouger, à cheval sur la barrière, le trépied sur l'épaule et l'autre main qui appuie sur le barbelé.
ça dure, trop longtemps, je suis sur la pointe des pieds et je vais lâcher le barbelé. Pas envie de voir ce que ça fait, je traverse..
Je relève la tête, il n'est plus là, ils étaient deux et partent en aboyant... Ils vont alerter tout le quartier!
Je continue ma progression vers la 3ème clairière, la plus intéressante normalement, en lisière de forêt.
Je dois escalader un talus plutôt glissant pour y accéder, derniers mètres, j'y suis presque et...
ils sont tous là, à regarder dans ma direction...
Mouflons, biches, faons..
Ils ne me voient pas mais m'ont sûrement entendu.
Les mouflons partent en premier, des mâles très méfiants.
Les biches aboient, tournent en rond, essayent de m'éventer.. elles partiront quelques minutes plus tard.
Voilà, raté!..
Alors je change complétement de secteur.
En pleine forêt cette fois, un premier chevreuil, au loin entre les branches. Je l'observe un moment, il ne bouge pas.
Approche délicate, je contourne très largement pour revenir vers lui à contre-vent. Arrivé à une trentaine de mètres de là où je l'ai vu pour la dernière fois, je m'arrête et j'attends.
Un aboiement et une course dans les feuilles derrière moi.... Il s'était déplacé plus que je ne pensais..
Encore raté...
Je ne veux pas en rester là, je continue...
1 ou 2 km plus loin, à nouveau une clairière. Cette fois-ci, je prends vraiment mon temps pour y accéder.
Deux chevreuils, la lumière est belle, ils sont en plein soleil. Je commence à les photographier mais il y a une sorte de voile blanc sur mes photos. Je ne comprends pas ce qui se passe, regarde les réglages, éteins, rallume, plusieurs fois... ils vont rentrer dans le bois, passent derrière une petite butte.
J'avance alors rapidement à découvert, traverse le champs et me pose doucement juste derrière cette butte, on ne sait jamais.
Ils sont juste là, à quelques mètres, le brocard avance lentement vers moi, il est vraiment très proche, 5/6 mètres, je n'arrive même pas à rentrer sa tête dans le cadre. Il est vraiment magnifique. L'autofocus patine, impossible de faire la mise au point! il passe tranquillement sans me voir... Je me rends compte que je n'étais pas sur la bonne position d'autofocus...
Il faut que je les retrouve, je contourne le bois pour les attendre plus bas, dans la forêt.
Je marche lentement, ils sont sûrement pas loin.
Je m'arrête net, le brocard est là, entre les arbres, un rayon de lumière juste sur lui, je ne pouvais espérer mieux!
mais je m'arrête si brusquement que je shoote dans un cailloux, il me voit direct et s'enfuie aussitôt, entraînant avec lui la chevrette...
Voilà, Il y a des jours comme ça, où tout fout le camp...
06 avril 2008
Visite au zoo (suite)
J'avais du mal à y croire, autant d'animaux concentrés au même endroit, on se serait vraiment crû dans un parc animalier.
Une fois de plus, le bruit de l'appareil intrigue les plus proches, en particulier la biche meneuse, toujours aux aguêts..

500/4,5 - f/5,6 - 1/200s / 500iso
Les faons, au pelage très foncé..
500/4,5 - f/4,5 - 1/250s / 500iso
La famille se regroupe...
500/4,5 - f/5,6 - 1/200s / 500iso
et tout le monde continue son chemin..
500/4,5 - f/5,6 - 1/200s / 500iso
Quelques bruissements de feuilles, des craquements de branches dans la forêt, et puis plus rien, le silence, et la petite clairière est à nouveau déserte.
02 avril 2008
Vite fait bien fait
Un petit détour dans la montagne en rentrant du boulot.
Je n'ai pas beaucoup de temps, alors je vais directement dans une petite clairière que je sais très fréquentée.
Une demi-heure passe et pas grand chose si ce n'est quelques oiseaux, et très petits en plus (roitelets).
Ce ne sera pas pour ce soir, je bouge.
20 mètres plus loin, j'aperçois entre les arbres une biche, puis une deuxième.
Je suis bien placé, impossible de faire des photos à cause des buissons, mais le vent est pour moi et elles sont encore suffisamment loin pour tenter une approche. Je remonte la clairière pour revenir à leur hauteur, caché derrière une crête.
Il me faut ramper sur les derniers mètres pour espérer déboucher face à elles.
Elles sont à une centaine de mètres, très tranquilles.
Une biche, deux faons et trois daguets, et ils se dirigent droit sur moi.
Je n'ai plus qu'à caler l'objectif sur l'herbe et ne pas trembler...

500/4,5 - f/5,6 - 1/80s - 640iso

500/4,5 - f/5,6 - 1/60s - 640iso
Celui-ci est venu si prêt qu'il ne rentrait plus dans le cadre, il était intrigué par le déclenchement de l'appareil mais ça ne l'a pas vraiment inquiété.

500/4,5 - f/5,0 - 1/160s - 1000iso
Les faons sont plutôt noirs alors que les daguets sont très roux, et les biches grises. (en ce moment)

500/4,5 - f/5,0 - 1/125s - 1000iso
Je suis reparti comme j'étais venu, en me roulant dans l'herbe.
Les photos ne sont pas top mais j'ai passé un bon moment.
17 mars 2008
Après la pluie..
une petite sortie en espérant trouver de nouvelles traces, on ne sait jamais, s'ils sont encore dans le coin..
Sur le sentier, aucunes traces, tout est délavé, je suis le premier à passer. Je me fais lever par un brocard qui traverse le sentier à quelques dizaines de mètres, il m'a entendu mais pas vraiment identifié. Par contre il fait un raffut pas possible, voilà une approche qui commence mal. Je suis à une centaine de mètres d'une petite clairière, j'essaie d'être le plus silencieux possible, pas évident avec toute cette boue qui fait schploc (??), mais le vent est avec moi, ou plutôt contre moi. Je m'accroupi à la lisière, juste en-dessous, à peut-être 200 m, une biche et un faon. C'est parfait, il y a encore de la lumière, je rampe un peu pour me mettre en meilleure position, tiens, une autre biche sur la droite. Clac Clac Clac...Une vingtaine de minutes plus tard, je profite d'une bande de brume qui remonte de la vallée pour m'esquiver, ni vu ni connu.. Je reprends le petit sentier, et continue de longer cette clairière. Entre les arbres, j'aperçois une chevrette tranquille sur une bande d'herbe entre les buissons, elle est très proche, mais impossible à "shooter". Je vise dans un trou au milieu des branches en espérant qu'elle y passe. Elle doit être à 20 m maxi, je pose le trépied, m'installe, et à ce moment, le brocard passe entre nous, il ne m'a pas vu. C'est celui que j'ai dérangé tout auparavent. ça ne sert à rien d'essayer de faire une photo, alors je ne bouge plus et les observe. Le vent tourne et m'évente, je suis grillé. Ils ne m'ont toujours pas vu, mais aboyent tous les deux, puis s'éloignent lentement, pas contents. Retour par le sentier, il y a maintenant plein de traces, entre-temps, sont passés sangliers, chevreuils, biches et une petite troupe de mouflons que je rattrape un peu plus loin..
Quelques photos pour illustrer...
Une biche et son faon (ou peut-être deux faons de deux années différentes???)
Celle là, je ne vais pas la laisser longtemps, c'est juste pour la petite histoire..







































