05 octobre 2009
Bramitude
Le brâme se poursuit, mais les jours (et les affûts) ne se ressemblent pas.
Rares sont les rencontres "exploitables" photographiquement et l'activité des cerfs est très aléatoire.
Espérons que le froid et peut-être le mauvais temps vont raviver leurs ardeurs.
Début octobre et les forêts sont encore bien vertes...
Un animal sort dans la clairière, il est accompagné d'une biche et d'un faon de l'année.
Vu son gabarit, je pense tout d'abord à un jeune cerf ou un daguet de 2 ans, mais il n'a pas de bois.
En zoomant, je m'aperçois qu'il a en fait deux bourgeons encore en velours...
Sous un pommier, un cerf brâme timidement, allongé dans l'herbe gelée..
Lever de soleil sur les crêtes et premières teintes d'automne
Et pour finir, la sortie très tardive des biches.
16 septembre 2009
Le brâme (Act III)
Une autre journée, une autre ambiance..
18h15: Les premières biches sortent avec plus d'une demi-heure d'avance, mais pas à l'endroit habituel.
Et si la lumière est meilleure, l'angle de vue n'est pas terrible. Quelques minutes à découvert à glaner ici et là quelques pommes au sol, quelques feuilles aux arbres puis la petite harde rejoint le couvert.
Puis c'est le calme plat pendant une quarantaine de minutes. Au fond du vallon, 2 chevreuils progressent lentement de buisson en buisson. Au loin, quelques raires étouffés qu'il est difficile de localiser, couverts par le bruit du ruisseau et le vent dans les arbres.
19h10: les chevreuils disparaissent soudainement.. Craquement de branches..
Les deux faons remontent le vallon en courant, suivis de près par les biches..
Et derrière..
Un beau 11 cors plutôt excité..
Un épais brouillard recouvre alors rapidement la vallée, l'ambiance devient franchement automnale.
Pendant une petite demi-heure, ce cerf va poursuivre les biches, pousser quelques raires, se défouler sur les arbustes...
19h45: Fin de la représentation, les acteurs regagnent les coulisses..
A noter que ce cerf n'est pas celui vu précédemment au même endroit, l'autre était encore plus gros, ça promet de l'action pour les jours à venir..
14 septembre 2009
Le brâme (Act II)
La harde est ponctuelle, à 10mn près, elle sort tous les soirs au même endroit.
Ce soir c'est un jeune cerf qui ouvre la voie..
La harde montre quelques signes de nervosité, poursuites, allées et venues dans la combe...
Quelque-chose les intrigue au fond du vallon, peut-être les deux gros cerfs, mais ils resteront invisibles.
Le lendemain, 20h20, il fait déjà bien nuit.
Les biches sont sorties un peu plus tard, peut-être à cause de la chasse.
Tentative de mise au point sur une biche intriguée par ma présence.
Flou de bougé (pose de 2,5"), flou de mise au point, mais j'aime bien le résultat..
11 avril 2009
Biche au pied du Mt Blanc
Voici une des rares photos faites en une semaine à Chamonix.
Les animaux sont vraiment très nombreux dans cette vallée, chamois bien sûr, puis cerfs, biches et chevreuils dans les pentes très raides jusqu'en fond de vallée, et plein d'anglais aussi.
Cette biche était vraiment très loin, et complètement dans l'ombre.
Je ne pensais pas faire de photos, mais après l'avoir observée longuement aux jumelles, je l'ai vu se détacher petit à petit sur cette tâche de neige..
20 mars 2009
Grenoble
ne sera pas olympique...
Cette harde postée sur ses hauteurs s'en fout complétement.
02 mars 2009
Biches
Les biches vivent en harde pouvant regrouper plusieurs cellules familiales. Une cellule se compose en général de la biche, son faon et le faon de l'année précédente. Les zones d'hivernages sont souvent en fond de vallée, parfois très proches des habitations. Cette harde de 10 biches et faons pâturait tranquillement à une centaine de mètres des habitations, surveillant de temps en temps les aller et venues des habitants.
06 novembre 2008
Autre massif, autre ambiance
Voici quelques photos prises lors d'une balade sur les balcons est du Vercors.
Les chamois sont bien là, très farouches et le plus souvent postés au pied des falaises ou sur des vires encore plus haut. Il est alors impossible de passer inaperçu, le moindre pas dans un pierrier les met aussitôt en alerte.
Le vent su sud était très fort ce jour là, et en très peu de temps l'horizon s'est bouché, le ciel s'est obscurcit et en quelques dizaines de minutes, je suis passé du soleil à la tempête. De temps en temps, un rayon de soleil venait éclairer la vallée dans une ambiance de plus en plus sombre.
Contraste entre les hêtres qui ont complètement perdu leurs feuilles et quelques mélèzes très colorés.
Tout en bas dans la vallée, trois points noirs apparaissent en lisière de forêt.. cerfs, biches??...
Le temps devient franchement mauvais, je dois redescendre dans la vallée sous la pluie.
Arrivé en bas, après un petit point sur la carte IGN, je repars vers cette clairière. Il s'est écoulé 3 heures entre le moment de l'observation et mon arrivée sur place. Je me poste et attends. Et une heure plus tard, alors qu'il fait de plus en plus sombre, une silhouette apparaît entre les arbres. Un jeune cerf sort tranquillement, accompagné d'une biche et d'un faon.
La lumière est alors trop faible, inutile de rester plus longtemps mais rendez-vous est pris pour de futurs affûts...
Sur le chemin du retour, quelques photos des dernières lueurs du soleil dans les nuages..
25 septembre 2008
Sur la piste des cerfs (Part 4)
Le meilleur moyen de voir des animaux, c'est de s'immerger complètement en forêt, et quand on a la chance de pouvoir se le permettre, d'y passer beaucoup de temps... Hier, j'ai passé 14 heures en montagne...
Mes jambes ont du mal à s'en remettre mais ça en valait la peine. Voici les espèces que j'ai pu voir ou entendre :
chouettes chevéchettes, chouettes hulottes, pics noirs, geais, pics épeiches, faucons crécerelles, aigle royal, chocards, sitelle, marmottes, mouflons, chamois, sangliers, chevreuils, biches et... cerfs....
Arrivée dans la vallée vers 5h30, avec au programme, une grosse demi-heure de montée. Je me pose et écoute, tout est encore très silencieux. Quelques chouettes hulottes au loin, puis tout près, une chevéchette commence à chanter. Une autre lui répond, de l'autre côté de la vallée. C'est vraiment étonnant qu'un si petit oiseau ait une voix qui porte aussi loin. La nuit s'éclaircit peu à peu, je peux enfin distinguer les formes qui m'entourent. J'espère entendre les cerfs, mais à part les oiseaux qui se réveillent, toujours rien. Il fait maintenant presque jour, le vent se lève et comme je m'y attendais, il souffle du mauvais côté. Je ne peux donc pas me rendre sur la place de brame de peur de déranger les animaux qui y ont sûrement passé la nuit. Je me pose alors près d'une souille, sur un passage que les biches empruntent pour se mettre à couvert pour la journée. Quelques raires résonnent, au niveau de la place mais beaucoup plus haut dans la montagne. Il fait maintenant complétement jour, et toujours rien. Je me rapproche de la place en inspectant les souilles les unes après les autres. Elles n'ont pas été visitées ces deux derniers jours... C'est mauvais signe...
Il est maintenant trop tard pour espérer voir quoi que ce soit dans le secteur, j'entends encore une fois le cerf quelques centaines de mètres plus haut. Un chemin monte dans la forêt, je décide de l'emprunter. J'y découvre de nombreuses traces, puis des passages beaucoup plus marqués, ils doivent passer par là pour descendre à la place. Le chemin s'éloigne du secteur en montant toujours. Il faut maintenant choisir entre redescendre à la voiture où j'ai laissé le casse-croûte, ou continuer de monter... Je continue...
Je suis maintenant dans la hêtraie, les animaux y trouvent souvent refuge, en effet le sol jonché de feuilles mortes et de branches cassantes leur permet de localiser de loin la moindre intrusion dans leur domaine. Le sentier monte toujours, serpente entre de gros rochers puis débouche enfin sur le plateau.
Quelques marmottes dans les éboullis, des faucons crécerelles, une dizaine de chamois, un peu loin pour être approchés et un aigle royal qui survole les alpages. Mes jambes commencent à tirer un peu mais je continue ma progression sur le plateau en espérant voir des chamois. En contrebas, une tache rousse entre les buissons attire mon attention. Je m'approche alors discrêtement pour observer une troupe de mouflons qui mange tranquillement. Un mâle courtise quelques femelles...
Après avoir longé le plateau, il faut maintenant penser à redescendre, je n'ai pas vraiment envie de revenir sur mes pas alors je décide de prendre droit dans la pente. Le relief est plutôt accidenté, ce n'est pas évident de trouver le bon chemin entre les éboulis, les barres rocheuses et les nombreux trous dans cette forêt. Pour cela je fais confiance aux animaux en suivant les sentiers les plus marqués. L'endroit est très sauvage et très protégé, les nombreuses traces d'animaux en témoignent. Arrivé dans une petite combe, j'entends des bruits, je pense tout d'abord à un écureuil qui décortique quelque-chose...
Là, entre les troncs, j'aperçois une trace sombre qui bouge. Ce sont 4 marcassins qui mangent dans les fougères. Je m'approche petit à petit, la mère ne doit pas être loin mais je ne la vois pas. En progressant je prends soin d'avoir toujours un arbre avec des branches accessibles pas trop loin.. On ne sait jamais... Ils vont évoluer autour de moi pendant plus d'une demi-heure, se rapprochant parfois très près...
Petite séance de grattage sur une pierre..
Ils ne sont pas gros et pourtant déjà bien noirs..
Ils continuent leur chemin me permettant de m'éclipser sans les avoir dérangés. La descente se corse un peu mais j'arrive tant bien que mal à la hauteur de la place de brame. A 17h un cerf se fait entendre.. C'est le même que le matin, au même endroit. Je me positionne pour avoir un point de vue sur le sentier que j'ai repéré le matin, afin de voir l'endroit où je suppose qu'ils vont sortir... Le vent n'est pas bon du tout, alors je reste suffisamment loin.. 17h46, une première biche sort du bois..
Suivie quelques minutes plus tard par son faon et 3 autres biches...
Quelques raires retentissent dans le sous-bois, les biches s'affolent un peu... Le voilà...enfin...
Les photos sont de mauvaise qualité mais j'ai préféré ne pas trop me rapprocher.. Ils se dirigent vers la place, il fait encore jour, mais je décide de rentrer, j'ai les jambes en compote... Dans le sous-bois, un grand fracas dans les fougères.. Un cerf vient de se lever à une vingtaine de mètres, il m'observe quelques secondes puis disparaît entre les arbres en râlant. Une autre voix, très rauque retendit alors dans mon dos, ça vient de là où j'étais quelques minutes auparavant... Je redescends enfin dans la vallée, de jour pour une fois, complétement crevé mais encore plus motivé que jamais....
à suivre....
18 avril 2008
De "vieilles" connaissances..
Temps maussade, des averses, du vent..
Je fais néanmoins un détour en rentrant du boulot.
Sur la route, je suis intrigué par des formes sombres dans un champ, sur l'autre versant de la vallée.
Ce serait étonnant qu'il y ait des vaches là-haut.. J'y vais direct..
Le vent est pas trop mal, assez fort mais plutôt descendant. Il pleut toujours un peu.
J'arrive assez vite en bordure d'un grand champ en pente douce, ils sont tout en haut, c'est bien ce qu'il me semblait.. c'est gros...
2 biches et 3 faons, et ce n'est pas la première fois que je les croise.. (post précédent "rien ne va plus...")
Ils continuent de remonter, j'ai le vent de face, je tente une approche.
D'abord le long de la lisière, puis dans le champ à découvert, à 4 pattes, jusqu'à un tout petit arbre.
Ils sont maintenant à une cinquantaine de mètres.
Un faon qui tète encore sa mère...
il n'est pourtant plus tout jeune...
Le vent tourne sans cesse, et je suis trop exposé..
Une première alerte..
Puis la troupe se rassemble, regardant dans toutes les directions pour essayer de me localiser...
Elles repartiront dans le sous-bois, après plusieurs hésitations sur la direction à prendre..
14 avril 2008
Rien ne va plus, tout fout le camp..
Dimanche matin, 5h30, je pars de chez moi surmotivé. J'ai enfin réussi à me lever à l'heure, je serais sur place au bon moment.
Déjà sur le trajet j'aperçois un beau chevreuil qui longe la route. C'est un bon présage.
J'ai choisi des champs en pente, une succession de petites clairières très prometteuses.
Première clairière, rien.. La lumière augmente très vite, le jour va bientôt se lever..
J'arrive à la deuxième clairière, je jette un oeil, rien.. Je peux passer la barrière..
Au même moment, à 100m, un chevreuil passe aussi la barrière et s'arrête net en me fixant. Je ne peux plus bouger, à cheval sur la barrière, le trépied sur l'épaule et l'autre main qui appuie sur le barbelé.
ça dure, trop longtemps, je suis sur la pointe des pieds et je vais lâcher le barbelé. Pas envie de voir ce que ça fait, je traverse..
Je relève la tête, il n'est plus là, ils étaient deux et partent en aboyant... Ils vont alerter tout le quartier!
Je continue ma progression vers la 3ème clairière, la plus intéressante normalement, en lisière de forêt.
Je dois escalader un talus plutôt glissant pour y accéder, derniers mètres, j'y suis presque et...
ils sont tous là, à regarder dans ma direction...
Mouflons, biches, faons..
Ils ne me voient pas mais m'ont sûrement entendu.
Les mouflons partent en premier, des mâles très méfiants.
Les biches aboient, tournent en rond, essayent de m'éventer.. elles partiront quelques minutes plus tard.
Voilà, raté!..
Alors je change complétement de secteur.
En pleine forêt cette fois, un premier chevreuil, au loin entre les branches. Je l'observe un moment, il ne bouge pas.
Approche délicate, je contourne très largement pour revenir vers lui à contre-vent. Arrivé à une trentaine de mètres de là où je l'ai vu pour la dernière fois, je m'arrête et j'attends.
Un aboiement et une course dans les feuilles derrière moi.... Il s'était déplacé plus que je ne pensais..
Encore raté...
Je ne veux pas en rester là, je continue...
1 ou 2 km plus loin, à nouveau une clairière. Cette fois-ci, je prends vraiment mon temps pour y accéder.
Deux chevreuils, la lumière est belle, ils sont en plein soleil. Je commence à les photographier mais il y a une sorte de voile blanc sur mes photos. Je ne comprends pas ce qui se passe, regarde les réglages, éteins, rallume, plusieurs fois... ils vont rentrer dans le bois, passent derrière une petite butte.
J'avance alors rapidement à découvert, traverse le champs et me pose doucement juste derrière cette butte, on ne sait jamais.
Ils sont juste là, à quelques mètres, le brocard avance lentement vers moi, il est vraiment très proche, 5/6 mètres, je n'arrive même pas à rentrer sa tête dans le cadre. Il est vraiment magnifique. L'autofocus patine, impossible de faire la mise au point! il passe tranquillement sans me voir... Je me rends compte que je n'étais pas sur la bonne position d'autofocus...
Il faut que je les retrouve, je contourne le bois pour les attendre plus bas, dans la forêt.
Je marche lentement, ils sont sûrement pas loin.
Je m'arrête net, le brocard est là, entre les arbres, un rayon de lumière juste sur lui, je ne pouvais espérer mieux!
mais je m'arrête si brusquement que je shoote dans un cailloux, il me voit direct et s'enfuie aussitôt, entraînant avec lui la chevrette...
Voilà, Il y a des jours comme ça, où tout fout le camp...






























































