Le suivi d'une nidification de tengmalms est beaucoup plus compliqué que celui de la chevêchette. D'une part en raison de ses moeurs presque totalement nocturnes, mais aussi parce qu'elle semble être plus sensible au dérangement et à notre présence dans son secteur.

Les premiers repérages ont eu lieu à la fin de l'hiver avec les chants des mâles et la localisation des cavités de pic noir qui pourront être choisies par les tengmalms, encore faut-il que le couple se forme, et c'est à chaque fois la grande interrogation.

On peut lire dans différents ouvrages que le mâle cesse de chanter lorsque le couple est formé, mais ce n'est pas ce que l'on a pu constater. Les chants continuent, certes moins intenses, mais très réguliers, nuit et jour. De même pour le grattage du tronc, il est souvent dit que la femelle réagit immédiatement, lorsqu'on gratte le tronc, en venant voir au trou ce qui se passe. Il ne faut pas s'arrêter à ce critère pour établir ou non la présence d'une chouette dans une cavité, cela doit changer d'un individu à l'autre, car dans le cas de ce couple, la femelle ne répondait pas au grattage et c'est un peu par hasard, à force de visites espacées mais régulières que nous avons pu vérifier sa présence dans la cavité.

Les nourrissages du mâle, de nuit, puis plus tard les cris des jeunes à l'intérieur de la loge, nous ont confirmé le succès de la reproduction.

Ce sont 3 jeunes tengmalms qui se sont envolées pour la première fois dans la nuit du 16 juillet...

 

21h30 La femelle pointe son bec à l'entrée de la cavité...

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23h15 une autre nuit, le mâle ravitaille...

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20h15 le 7 juillet, première apparition d'un jeune...

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Timide et curieux à la fois...

 

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0h00 Apport d'un mulot par le mâle

 

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Le 17 juillet, 3 petites boules couleur chocolat signalent leur présence aux alentours de la cavité...

 

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